Médailles d'argent et de bronze du CNRS 2026
Découvrez les médailles d'argent et de bronze de CNRS Physique obtenues par des chercheurs et chercheuse de l'UFR en 2026.
La médaille d'argent qui distingue des chercheurs et des chercheuses pour l’originalité, la qualité et l’importance de leurs travaux, reconnus sur le plan national et international est attribuée à Julien Laurat du LKB pour son travail sur la piste des réseaux quantiques.
"Arrêter la lumière pour mieux faire circuler l’information quantique : c’est le cœur des recherches de Julien Laurat. Son objectif est de construire des réseaux quantiques capables de relier entre eux ordinateurs, capteurs et dispositifs de communication quantique, depuis l’échelle d’un laboratoire jusqu’à celle de réseaux à grande distance.
Au Laboratoire Kastler Brossel (LKB), à Paris, ce spécialiste d’optique quantique, professeur à Sorbonne Université, développe des dispositifs capables de contrôler des photons en les faisant interagir avec des atomes refroidis par laser. Ces travaux débouchent par exemple sur des mémoires quantiques qui permettent de synchroniser des opérations, une fonctionnalité au cœur des réseaux.
Depuis une dizaine d’années, il a ajouté à sa boite à outils des dispositifs nanophotoniques, qui permettent de mieux confiner la lumière et de renforcer ses interactions avec les atomes froids. Une recherche au long cours, à la frontière entre physique fondamentale et ingénierie de pointe." (CNRS 16 avril 2026)
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La médaille de bronze récompense les premiers travaux consacrant des chercheurs et des chercheuses spécialistes de leur domaine. Cette distinction représente un encouragement du CNRS à poursuivre des recherches bien engagées et déjà fécondes.
Elle est attribuée à :
- Huasheng Shao du LPTHE pour son travail intitulé "faire parler les données du LHC".
"Physicien des particules, Huasheng Shao développe des méthodes de calcul et des codes numériques pour interpréter les données des grandes expériences menées au Large Hadron Collider (LHC) du CERN. Chargé de recherche au CNRS au Laboratoire de physique théorique et hautes énergies (LPTHE), à Paris, il travaille à améliorer la précision des prédictions du modèle standard de la physique des particules, en particulier pour des processus complexes comme la production de paires de bosons de Higgs.
Il s’intéresse également aux quarkoniums, des systèmes formés de paires de quarks lourds liés par l’interaction forte. Ces objets constituent des sondes idéales pour explorer certaines échelles d’énergie intermédiaires difficiles d’accès. Avec ses travaux, Huasheng Shao contribue à tirer pleinement parti des données du LHC et à tester les limites du modèle standard." (CNRS du 16 avril 2026)
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- Pauline Zarrouk du LPNHE pour son travail autour de la cosmologie observationnelle.
"Explorer l’histoire de l’Univers à travers la répartition des galaxies, tester la gravité aux plus grandes échelles et traquer les indices d’une énergie noire insaisissable : à 34 ans, alors que sa carrière est toujours à ses débuts, Pauline Zarrouk fait déjà parler les cartes du cosmos comme personne. Chercheuse au LPNHE (CNRS / Sorbonne Université), coordinatrice au CNRS du projet DESI (Dark Energy Spectroscopic Instrument), elle analyse les données portant sur la distribution spatiale des galaxies dans le cosmos, issues de grands relevés spectroscopiques tels que le Sloan Digital Sky Survey ou encore DESI, pour mettre à l’épreuve les modèles cosmologiques actuels, de la constante décrivant l’accélération de l’expansion de l’Univers à la théorie de la relativité générale d’Einstein. Jonglant entre recherches de fond et responsabilités institutionnelles, elle n’en est pas moins une vulgarisatrice convaincue, décidée à transmettre sa passion pour l’Univers à ses étudiantes et étudiants, au grand public et en milieu scolaire." (CNRS du 16 avril 2026)
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- Clotilde Laigle de l'IAP pour son travail autour de la formation des galaxies dans la toile cosmique.
"Clotilde Laigle est astronome-adjointe à l’Institut d’astrophysique de Paris (IAP, CNRS/Sorbonne Université). Les travaux qu'elle mène avec son équipe explorent plusieurs facettes de la formation des galaxies dans leur contexte cosmologique, en combinant l'analyse de relevés observationnels, issus notamment de la mission Euclid et du télescope JWST, et de simulations numériques. Elle cherche notamment à comprendre l'histoire d'assemblage des galaxies en mesurant statistiquement la distribution de leurs propriétés, comme l’orientation, la forme et la couleur, le long de la toile cosmique. Sur son temps libre, Clotilde Laigle a fondé une association de médiation scientifique à destination du jeune public, Esther & Herbert.
Passée par L’École polytechnique, elle a soutenu sa thèse à l’IAP en 2016. Après un postdoctorat à l’université d’Oxford (Royaume-Uni) elle a été recrutée à l’IAP en 2019 en tant qu'astronome-adjointe. Elle participe aussi au traitement et à la validation des données de la caméra VIS d'Euclid au titre de sa tâche de service." (CNRS 16 avril 2026)
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- Alejandro Ālvarez Laguna du LPP pour ses travaux théoriques et de simulations numériques qui s'appliquent à la propulsion spatiale.
"Chercheur au sein du Laboratoire de physique des plasmas, Alejandro Álvarez Laguna est un spécialiste des plasmas hors équilibre. À la croisée de la physique et des mathématiques appliquées, il développe des modèles pour mieux comprendre le comportement de ces milieux complexes. Ses travaux ouvrent de nouvelles perspectives pour une propulsion spatiale plus efficace et moins coûteuse." (CNRS du 16 avril 2026)
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