Elif Erturk

Ancienne étudiante de la mineure Science des données et IA

Cette mineure m'a apporté énormément de compétences et m'a permis de renforcer mon dossier
  • Pouvez-vous présenter votre parcours ?

Je viens d’Istanbul en Turquie et j’ai étudié dans un lycée franco-turc. Ensuite, j’ai rejoint la faculté des Sciences et Ingénierie à Sorbonne Université et intégré une licence Sciences de la vie. J’ai choisi la mineure Science des données et IA en deuxième année, ce qui m’a permis de faire un parcours bidisciplinaire. Cette mineure m’a semblé être le compromis parfait pour intégrer des notions d’informatique dans mon parcours. Aujourd’hui, je suis en master 1 Neurosciences.

  • Quelles étaient vos attentes en débutant la mineure Science des données et IA ? Ont-elles été satisfaites ?

La mineure combine exactement ce que je cherchais : statistiques et analyse des données. On nous apprend comment utiliser l’intelligence artificielle et le machine learning. Les enseignements sont vraiment centrés sur la manipulation de données. Au départ, je pensais m’orienter vers les neurosciences computationnelles, donc cette mineure s’inscrivait parfaitement dans ce projet. Aujourd’hui, même si je ne fais pas de neurosciences computationnelles, je pourrai envisager cette option en M2.

  • Quels enseignements de cette mineure vous ont le plus marquée ?

On a été très bien encadré par d’excellentes enseignantes et enseignants, notamment une professeure qui travaille chez Google et qui nous a fait visiter leurs locaux. J’y ai découvert un environnement professionnel différent des laboratoires, ce qui m’a donné de nouvelles perspectives sur des carrières possibles dans le domaine des données.

  • Comment cette mineure a-t-elle enrichi votre formation principale en Sciences de la vie ?

La science des données et les sciences de la vie sont très liées, même si ce n’est pas toujours évident pour tout le monde. Pour faire de la recherche, il faut manipuler les données, construire des figures et des graphiques, trouver le machine learning adapté et donc faire de la science des données. Cette mineure m’a aidée à mieux analyser mes données et à choisir les outils les plus pertinents pour ma recherche. Je pense qu’elle peut également enrichir les enseignements d’autres formations : nous étions un groupe très hétérogène avec des étudiantes et étudiants de licence de physique, de mécanique et de chimie. Et les projets de groupe permettent d’ailleurs d’apprendre à travailler en équipe et de créer un véritable collectif.

  • Cette mineure représente-t-elle, selon vous, un atout à la fois pour accéder à un master et pour y réussir ?

Oui, certainement. J’ai postulé à plusieurs masters, y compris en informatique, et j’ai été acceptée partout. La mineure a renforcé mon dossier et m’a permis de garder des options ouvertes. Aujourd’hui, en M1, j’ai des cours de biostatistiques et de Python. Comme je les avais déjà étudiés dans la mineure, j’ai pu m’adapter rapidement. Cela réduit beaucoup ma charge de travail et facilite l’apprentissage de nouvelles notions.

  • Quels conseils donneriez-vous à un ou une étudiante qui hésite à choisir cette mineure ?

Cette mineure apporte énormément de compétences. La charge de travail est importante mais elle est largement compensée par les avantages que les enseignements de la mineure apportent en master.

  • Quels sont vos projets pour la suite ?

J’envisage de rester dans le master neurosciences l’année prochaine et de choisir un parcours neurosciences cellulaires intégrées (NCI). Cet été, je vais faire un stage à l’University College London à Londres sur les maladies neurodégénératives et la protéine alpha-synucléine. Si le projet me plaît, je poursuivrai dans le même laboratoire pour le stage de M2. L’été dernier, j’ai fait un stage sur l’épilepsie, qui m’avait beaucoup intéressée. Je veux explorer différents projets de recherche pour mieux connaître les laboratoires de neurosciences. Mon objectif reste de travailler dans la recherche.