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Concassage de malachite par Caroline Besse et Erwan Martin
  • Culture et société
  • Recherche

Dialogue art et science : explorer la couleur des minéraux

Caroline Besse est artiste peintre, elle a remporté le Grand Prix de la création 2022 de la ville de Paris en Métiers d'art. Erwan Martin est géologue, enseignant-chercheur à l’Institut des Sciences de la Terre de Paris – Sorbonne Université.

Ensemble, elle et il travaillent à broyer des minéraux pour obtenir des pigments que Caroline Besse utilisera dans ses œuvres artistiques par la suite. Ensemble, elle et il ont répondu à nos questions sur leur approche scientifique et artistique, le choix des minéraux et les processus utilisés pour obtenir les pigments recherchés.

Une collaboration artistique et scientifique

Caroline Besse, une femme blanche portant un masque FFP2, et Erwan Martin, un homme blanc portant des lunettes, regarde le fruit de leur travail (hors champ)
Caroline Besse et Erwan Martin - © Caroline Besse

Comment décririez-vous le projet sur lequel vous travaillez ensemble ?

Erwan Martin : Il s’agit d’une valorisation unique et originale du patrimoine géologique français. Il s’agit de produire de la matière première locale aux œuvres artistiques, ce qui a plus de sens d’un point de vue environnemental et artistique.

Caroline Besse : L'exploration des ressources locales en pigments minéraux était un projet qui me tenait à cœur depuis longtemps. J'étais très curieuse des résultats, de la palette finale car je vais l'utiliser pour mes prochaines créations. Il s'agit aussi de relier ma démarche sur la perception de la couleur aux données géologiques que j'intègre petit à petit dans cette collaboration. Comment mon regard sur les minéraux et les couleurs se modifie par la connaissance plus fine des phénomènes de formation.

Comment vous êtes-vous rencontrés et comment votre collaboration a-t-elle commencée ?

Erwan Martin : Caroline avait fait une exposition au musée de l’école des mines en 2018 et avait rencontré Eloïse Gaillou et Didier Nectoux qui sont les conservateurs du musée. Caroline est revenue vers eux en 2022 pour présenter son nouveau projet et savoir comment et où broyer les échantillons de roche en poudre. Ils lui ont alors donner mon contact et c’est ainsi que nous avons commencé à travailler ensemble.

Comment une artiste et un chercheur travaillent-ils ensemble ?

Erwan Martin : Le plus simplement du monde. Très naturellement, chacun interroge l’autre sur son travail et chacun fait découvrir à l’autre avec passion son univers. Il s’agit clairement d’un échange.

Le choix des minéraux

Zoom sur des minéraux réduits en pigments
Concassage de malachite à l’Institut des Sciences de la Terre de Sorbonne Université - © Caroline Besse

Quelles sont les étapes de votre travail : De la recherche des minéraux à l’obtention des matériaux prêts pour la création des œuvres ?

Erwan Martin : Via un réseau de collaboration très large (géologues, minéralogistes, physiciens des matériaux, gemmologues, carriers..., professionnels et amateurs), Caroline a échantillonné des roches et minéraux sur le territoire français métropolitain au cours de l’été 2022. Depuis début septembre, nous passons beaucoup de journée dans la salle de broyage de l’ISTeP, pour réduire les roches et minéraux en poudre, que nous tamisons ensuite à différentes granulométries pour voir les variations de texture, de couleur et de brillance. C’est un travail très fastidieux, mais du coup l’occasion de discuter et d’échanger. Ensuite, après des essais de Caroline, nous allons privilégier le broyage en plus grande quantité de telle roche ou tel minéral.

Comment choisir les bons minéraux pour obtenir un pigment utilisable ?

Caroline Besse : J'ai listé les minéraux potentiellement utilisables à partir de la couleur de leur trace et donc écarté beaucoup d'entre eux qui auraient donné une poudre blanche malgré leur couleur d'origine. Je cherchais une intensité chromatique et craignais d'obtenir seulement une palette de tons pierre et gris.

Erwan Martin : La couleur et la brillance des minéraux/roches sont les principaux arguments d’échantillonnage sur le terrain. Ensuite le rendu (couleur, texture, brillance) en poudre de l’échantillon est l’argument définitif pour en produire beaucoup ou pas.

Caroline Besse : Pendant le processus de broyage, nous constations l'intérêt d'une couleur en fonction de sa granulométrie et décidions laquelle privilégier.

Quel est le processus pour obtenir les pigments prêts à peindre ? Quelle est la particularité ou les effets recherchés des matières premières obtenues ?

Erwan Martin : Les poudres sont en générales de 710-250µm (0,71-0,25mm) pour les plus grossières et ensuite nous sommes majoritairement sur des tailles de 250-63µm et <63µm. Souvent le maximum de brillance est obtenu pour les granulométries les plus grosses et les couleurs sont souvent plus pâles vers les fines granulométries.

Caroline Besse : Je suis attentive à la singularité des couleurs minérales par rapport aux argiles, aux terres et aux couleurs références habituellement utilisées par les peintres. Les poudres obtenues ont le plus souvent une belle teinte naturelle, comme si on avait fait un mélange subtil pour l'obtenir. Lorsqu'il y en a, les effets de brillance sont intéressants car indissociables de la teinte. D'une manière générale, je regarde comment réagit la teinte à la lumière : cela se fait grâce à la brillance naturelle du minéral et aussi grâce à la granulométrie (certaines pierres sont brillantes à une certaine granulométrie et perdent cet aspect en poudre fine).

Pour utiliser ces poudres en peinture, il existe diverses techniques selon les traditions picturales: en occident, on va les mélanger à du jaune d'œuf pour peindre à la tempéra (technique des icônes byzantines et des enluminures). En orient, on va les mélanger à de la colle de peau animale ou de la colle d'algue (technique du nihonga japonais).

La démarche scientifique à la rencontre de la démarche artistique

Concassage de malachite à l’Institut des Sciences de la Terre de Sorbonne Université - © Caroline Besse
Concassage de malachite à l’Institut des Sciences de la Terre de Sorbonne Université - © Caroline Besse

Quelle est votre démarche artistique ? À quels moments démarche artistique et démarche scientifique se rejoignent ?

Erwan Martin : Chaque minéral et roche se forme dans des conditions et environnements très particuliers que l’on retrouve par exemple lors de la formation d’une chaîne de montagne, à proximité d’un système magmatique ou volcanique, dans un bassin sédimentaire etc. Le métier du géologue est de comprendre comment, où et quand se sont formés ces objets. Les minéraux les plus vieux du territoire français ont 2 milliards d’années, ce qui témoigne d’une histoire géologique longue et complexe, permettant la formation d’une multitude de minéraux et roches aux caractéristiques intéressantes et primordiales pour ce projet.

Caroline Besse : Ma démarche artistique examine l’impact de l’utilisation de matériaux naturels dans la perception de la couleur et ce relevé chromatique des minéraux sur le territoire français permet d'explorer les ressources locales. Peut-être que nos démarches respectives se rejoignent lorsqu'il y a un goût et un émerveillement commun à propos de phénomènes naturels: les mécanismes de la formation des minéraux et la variété des nuances des poudres minérales obtenues.

Qu’avez-vous appris sur les minéraux grâce à cette collaboration d’un point de vue scientifique, artistique ?

Erwan Martin : Ce sont de choses déjà relativement connues scientifiquement mais l’intensité des couleurs/ brillances dans les minéraux est très variable selon la taille des grains. Nous avions donc déjà une idée de ce qu’allait rendre tel ou tel minéral une fois en poudre, mais nous avons eu malgré tout quelques surprises agréables (et d’autre moins). Et le fait de tamiser les poudres permet d’avoir des dégradés de couleurs/brillance/textures très intéressants.

Caroline Besse : Je me suis plongée dans les fondamentaux de la géologie et bien sûr, plus particulièrement dans la géologie de la France pour connaître mieux les différents types de roche. L'intégration des notions de temps et des phénomènes de métamorphose renforce mon engouement pour les minéraux. La possibilité de peindre, de travailler une expression artistique avec cette ressource particulière est une chance. J'apprends aussi sur la cristallochimie (l'exposition Haüy tombait à pic pour moi!) et tous les aspects scientifiques sont une source d'inspiration énorme, que ce soit les processus théoriques ou les visuels générés par les études. Ils génèrent aussitôt des associations d'idées que je note pour les explorer ensuite en atelier.

Quelle est la prochaine étape pour vous aujourd’hui ?

Erwan Martin : Même si nous avons déjà beaucoup de matière utilisable, nous avons encore pas mal d’échantillons à mettre en poudre et nous allons étaler ça sur l’année 2022/2023. Néanmoins, la prochaine grande étape sera la valorisation de ce travail qui débutera par une exposition à la collection de minéraux de Sorbonne Université en Mars 2023. Grace à une collaboration avec Paola Giura (IMPMC), cette première exposition permettra une mise en valeur de ce projet en exposant les œuvres à côté des roches/minéraux bruts utilisés ainsi que d’autres spécimens de la collection de minéraux qui présentera des roches/minéraux sous un aspect « muséal » (très joli !).

Quel impact cette collaboration a-t-elle ou aura-t-elle sur votre pratique artistique ? Sur votre pratique scientifique ?

Erwan Martin : De toute évidence, c’est une façon unique et originale de faire découvrir le patrimoine géologique français au grand public et ainsi de sensibiliser les gens aux sciences de la Terre.

Caroline Besse : En phase d'atelier en ce moment, je mesure de quelle façon toutes ces informations ont modifié mon approche des minéraux. Plus pragmatiquement, je découvre aussi une toute nouvelle palette avec laquelle j'explore tous azimuts. Et puis, la bonne humeur et l'excellente ambiance de cette collaboration colore toute cette étude et apporte une motivation supplémentaire pour moi qui travaille d'ordinaire en solo.

Pigments de différents minéraux contenus dans des petits bocaux - © Caroline Besse
Pigments de différents minéraux - © Caroline Besse
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